vendredi 8 mars 2013

Dialogue d'un ancêtre en 1789

Aujourd'hui (enfin le 07/03/2012 vu que comme d'habitude, je veille pour faire de la généalogie), encore du nouveau concernant mon ancêtre Jean Baptiste QUEVILLY, alors que je cherchais sur geneanet, le relevé le mentionnant comme parrain à La Seyne-sur-Mer, je n'ai bizarrement pas retrouvé ce relevé, mais je suis tombé sur un document, dans la catégorie "bibliothèque", mentionnant mon ancêtre, mis en ligne par le profil "colgnln123215".

Je n'ai pas l'accès privilège, alors je me suis débrouillé pour essayer de voir ça en plus grand.
Voici la page où apparaît mon ancêtre.


Cette page est extraite de l'ouvrage "Revue des deux mondes, 1893 Partie 2.
Je l'ai cependant trouvée en copiant-collant l'extrait de geneanet, dans google, et m'a donné accès à cette page : http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1893_-_tome_116.djvu/395
Le livre y est mentionné comme tome 116...

On peut y lire : " [...] M.Quévilly, sous-lieutenant, me dit : - Est-ce reposés-vous sur vos armes ou chargés sur vos armes ? - Je lui répondis à haute voix : non. Reposés-vous sur vos armes ! [...]"

Décidément, cet ancêtre m'apporte toujours des petites joies et émotions en plus ! Là j'ai carrément droit à un dialogue, qui aurait eu lieu en 1789 ! Même si je n'en comprends pas trop le sens.

Un ancêtre qui donne du fil à retordre

Je vous parlais précédemment de mon ancêtre Jean Baptiste QUEVILLY, dont je découvrais le dossier d'officier.
Je voulais notamment faire ce blog pour que cela me serve de sorte de journal, pour garder une trace des difficultés que j'ai rencontré, et surtout comment j'ai réussi à les contourner et débloquer certaines situations.

Je vais donc voir ici les étapes qui m'ont amené à cet ancêtre.

Je vous passe les premières générations, et évoquerai juste mon arrière-grand père, dont j'avais une mention orale de mon père et ma grand-mère. Mais que j'ai pu confirmer grâce au copies d'actes de naissance et de décès que ma grand mère avait en sa possession, qu'elle a envoyé à mon père, qui me les a scannés.
J'ai tenté de chercher le mariage de ses deux parents, Edouard KUEHN et Reine Adelaïde Marie LAUDET sur le site ANOM, mais la commune de Saint-Charles, où ils se sont mariés, contient beaucoup de lacunes à la fin du 19ème début du 20ème, surtout concernant, les décès et les mariages. Ce qui m'a permis de confirmer le couple, ce sont les mentions marginales faisant mention de leur mariage, dans leurs actes de naissances, trouvé facilement sur le site ANOM pour Edouard KUEHN, mais moins facilement pour son épouse Reine Adelaïde Marie LAUDET, car il y avait une erreur de faite lors du référencement de son nom, qui avait été transformé en LAUDER. J'ai finalement réussi à la trouver peut être en essayant plusieurs orthographes à partir de la phonétique de son nom, ou je crois plutôt en tapant un de ses prénoms, comme Adelaïde, et en regardant toutes les naissances qui ont eu ce prénom là.

C'est de toute façon la branche d'Edouard KUEHN qui nous intéresse.
J'ai donc eu ses deux parents sur son acte de naissance : Edouard KUEHN, né à Saint-Charles, Département de Constantine, Algérie, le 09/08/1878. Fils de George KUEHN, 52 ans, instituteur et de son épouse Anne Claudine RIQUIER, 42 ans.

Dans mes premières recherches, des arbres déjà présents sur geneanet m'on beaucoup aidé à orienter mes recherches. Je n'avais parfois plus qu'a vérifier chaque acte pour être sûr qu'il n'y avait pas d'erreur. Concernant le couple KUEHN RIQUIER, je ne sais pas si je me suis appuyé sur un arbre geneanet, mais il y a des chances, ou sinon j'ai simplement tapé KUEHN, puis sélectionné mariage comme type d'acte, sur le site ANOM. Il n'y a de toute façon pas beaucoup de résultats (j'ai vérifié aujourd'hui il n'y en a que 7, on a vite fait le tour !). Il y a donc le mariage de François Georges KUEHN et Annette Claudine RIQUIER, mariés à Philippeville (Algérie), le 02/06/1860. Cet acte de mariage me donne bien évidemment les parents des deux époux, et ce sont ceux de Annette Claudine RIQUIER qui vont nous intéresser. Elle est née à Paris, le 21/01/1835, fille de Pierre Antoine RIQUIER et de Hippolyte Antoinette VALLÉE.

J'étais tout excité pour deux choses : Mes ancêtres se retrouvaient à Paris, même si cela n'a finalement rien d'extraordinaire car c'était un carrefour pour les gens venant de toutes les régions. Et deuxième point, dans l'acte de mariage était précisé le métier du père, qui était cité comme "Directeur de la pépinière imépériale", ce qui sonnait plutôt pas mal, même si je me moque totalement d'avoir des ancêtres d'un haut statut social, nobles et compagnie, totalement, mais par contre cela laissait espérer d'avoir peut être quelques informations en plus sur cet individu.

On retrouve le décès de cette (Hippolyte) Antoinette VALLÉE, veuve RIQUIER, toujours sur le site ANOM, en tapant VALLEE sans accent, avec décès comme type d'acte, même si je ne sais plus si c'est ainsi que j'ai retrouvé son acte. On nous y donne son âge lors de son décès (65 ans), ainsi que son lieu de naissance qui est Paris, sans mention de ses parents.
L'acte de décès de Pierre Antoine RIQUIER se trouve également sur le site ANOM, il y a deux pages de résultats pour les décès de RIQUIER. Lors de son décès le 14/02/1869, il est âgé de 58 ans, et il est indiqué qu'il est né à Marseille (Bouches-du-Rhône), époux de Antoinette Hippolyte VALLÉE, ce qui confirme bien qu'il s'agit du bon individu. Fils de feu Claude François RIQUIER et de feue Thérèse Gabrielle QUEVILLY (on arrive enfin à ce fameux nom !).

Je me suis alors rendu aux archives de Paris, le 14/05/2012, et y ai trouvé, entre autres, la reconstitution de mariage du couple RIQUIER VALLÉE. Cet acte me donnera les noms des parents de Antoinette Hypolite (orthographié ainsi dans cet acte) VALLÉE, et me donnera quelques informations différentes et supplémentaires concernant ceux de Pierre Antoine RIQUIER. Il est ici cité comme le fils de François Claude RIQUIER, décédé, et de Marie Thérèse Gabrielle QUESVILLIER (les prénoms du père sont inversés, et concernant la mère, le prénom de Marie y a été ajouté en premier, et son nom de famille a pris une toute autre orthographe). Une dernière information, assez évidente, la date du mariage : le 18/11/1837, soit presque trois ans après la naissance de leur fille Annette Claudine RIQUIER... Étrange...
Encore plus étrange, deux jours après, je me rends de nouveau aux Archives de Paris, et je découvre d'autres enfants, repérés toujours à partir des fiches présentes sur le site des Archives, et j'avais entre autre repéré une Anne Claudine RIQUIER, né également dans l'ancien 12ème arrondissement, le 17/01/1735, soit quelques jours avant sa presque homonyme. Et j'ai donc eu accès à son acte reconstitué, et elles ont toutes deux les mêmes parents...Il faudra confirmer cela avec les actes de baptême, un peu plus compliqués à obtenir.

Mais revenons-en à la branche qui nous intéresse.
Au 29/04/2012, j'ai une capture d'écran des tables décennales de Marseille, où figure mon ancêtre "Pierre Antoine RIQUIER fils de Claude François". J'ai dû y faire mes recherches avec une fourchette donnée par son âge lors de naissance de ses enfants. Ceci m'amène donc à son acte de naissance, à Marseille 1er, le 18/09/1810, qui à part ça ne me donne pas plus d'informations, si ce n'est confirmer les noms des parents, qui pour le coup redeviennent Claude François, et pour la mère Thérèse Gabrielle QUEVILLY.
Le 29/04/2012, j'ai également une capture d'une fiche, qui, si mes souvenirs sont bons, a été trouvée sur l'outil de recherche de genealogie.com, sur lequel je m'étais abonné pour un mois. Cette fiche concerne le mariage d'une certaine Adelaïde RIQUIER, habitant la même rue que les époux RIQUIER et VALLÉE. Elle a les mêmes parents que Pierre Antoine RIQUIER, et je me suis dit que cette personne pourait m'aider à retrouver le mariage de leurs parents RIQUIER QUEVILLY. Sur la fiche, il y a un emplacement "né à" et il y avait une inscription à la suite, que je n'arrivais pas à déchiffrer. J'ai alors posté cela sur le forum de genealogie.com  et en fait il ne s'agissait pas d'un lieu, mais de la mention de "Maj", c'est-à-dire majeure. Voici le lien du sujet : http://www.genealogie.com/v4/forums/recherches-genealogiques--dechiffrage-lieu-de-naissance-m13274048-p1.html

Je ne faisais que débuter encore, même si je remontais assez vite, mais je n'avais pas encore le réflexe des tables décennales. Je me demandais donc comment je pourrais trouver le mariage de Claude François RIQUIER et Thérèse Gabrielle QUEVILLY. Il y a alors une dame du forum qui m'est venue en aide, ayant fait des recherches rapidement de son côté en voyant mon sujet. Elle a vu un arbre sur geneanet qui en était au même niveau que moi, avec la mention de Marseille comme lieu de naissance de Pierre Antoine RIQUIER. Elle a donc été voir dans les tables décennales, où elle a trouvé le décès de son père, Claude François RIQUIER. Dans son acte de décès figurait une commune de naissance : Toulon. Elle a également trouvé un acte de remariage de la veuve Thérèse Gabrielle QUEVILLY, à Marseille, où il était indiqué qu'elle était de Toulon. Elle a alors regardé du côté de Toulon, où elle a trouvé le mariage de Pierre Antoine RIQUIER et Thérèse Gabrielle QUEVILLY.

Le couple s'est donc marié le 03/08/1802 (15 thermidor an 10) à Toulon. Cet acte est un des plus intéressants que j'ai pu avoir, car dans un seul acte, je sors un peu des habitudes, de classiques décès, sans aucune précisions. Là je n'ai pas un, mais deux décès assez particuliers.

Vous n'aurez qu'à constater de vous même :
Mariage de Claude François RIQUIER et de Thérèse Gabrielle QUEVILLY, Toulon, le 03/08/1802.
Il y a donc le père de Claude François RIQUIER, François Césard "décédé à Toulon, le 26 germinal an 2, par jugement de la commission révolutionnaire".

Et, enfin, la mention de mon fameux ancêtre Jean Baptiste QUEVILLY, père de Thérèse Gabrielle QUEVILLY, "profession de chef de Bataillon de la Marine décédé au combat d'Aboukir du quatorze au quinze thermidor an six".

Enfin nous y sommes ! Enfin cet ancêtre ne provoquait pas autant de choses chez moi à ce moment là, même  si cela commençait déjà, avec l'aspect assez héroïque de sa mort. Je me suis vite renseigné sur la bataille d'Aboukir, en me disant également que je pourrai trouver des listes des morts, comme on en trouve souvent sur des sites de passionnés de l'armée de Napoléon... Mais rien... Il faut dire que cette bataille n'a pas été très glorieuse pour les troupes françaises...
Ce qui par la suite me fera focaliser sur cet ancêtre, c'est la difficulté que j'ai eue à remonter sa branche. Toulon étant une grosse ville, les tables décennales ne commençant qu'en 1802, et la ville ne possédant pas de tables annuelles (alors que certains petits villages le faisaient), il fallait éplucher les registres, page par page, en ligne. En plus de cela, il y avait plusieurs paroisses...

J'avais sa date précise de décès, et je me suis dit que je pourrais trouver un acte à Toulon, où j'aurais la mention de ses parents, mais rien...
J'ai trouvé dans les tables décennales, les décès de certains de leurs enfants, que j'ai pu ajouter à mon arbre.
Pour retrouver leur mariage, je suis donc parti de la naissance la plus ancienne connue de leurs enfants, 1783 (que j'avais dû avoir grâce à son mariage), en remontant le temps, 1783,1782, 1781... J'ai dû commencer par la paroisse Saint-Louis, l'épouse Marie Magdeleine LANTELME étant de la paroisse de Saint-Louis, et les mariages se célébrant généralement dans la paroisse de l'épouse. De plus, les noms étaient marqués devant chaque acte, ce qui facilitait la recherche, sans avoir à chercher le nom au milieu de chaque acte, et cette paroisse contient bien moins de pages que celle de Sainte-Marie. Mais après trois années sur cette paroisse, rien... Je me suis donc attaqué à la paroisse Sainte-Marie, avec la même méthode, et le 25/06/2012 j'ai fini par trouver ce fameux mariage !

Entre temps, j'avais bien évidemment cherché Jean Baptiste QUEVILLY sur geneanet et genealogie.com, et il semblerait que c'est sur geneanet que j'ai trouvé un relevé, que je ne retrouve bizarrement plus aujourd'hui sur le site, le mentionnant comme parrain lors d'un baptême à La Seyne-sur-Mer.

Jusqu'à présent je n'accordais pas trop d'attention aux signatures de mes ancêtres, mais cet acte de baptême, en plus de me confirmer que mon ancêtre était déjà dans la région en 1782 (car après quelques recherches, le nom de famille QUEVILLY n'était clairement pas de la région mais plutôt de Normandie, ce qui me faisait peur dans ma quête de cet acte de mariage), m'a donné droit à une magnifique signature de celui-ci. Alors que j'avais droit à des signatures maladroites d'ancêtres pourtant plus récents, celui-ci, normalement venu du fin fond de la Normandie, en avait une superbe, qui se distingait même de la plupart des autres dans les différents registres de la région. Ce qui est étrange, car dans les autres actes qu'il a signé, avant et après, c'st beaucoup plus maladroit, et pas tout à fait la même. Comme si quelqu'un avait signé à sa place pour cet acte de baptême où il était parrain....

Signature de mon ancêtre Jean Baptiste QUEVILLY,
lors du baptême de Jean Baptiste MESTRE, La Seyne-sur-Mer, 08/05/1782.

Bref, cette signature, avait déjà ajouté un petit plus à cet ancêtre.

Ensuite la joie que ma procuré la trouvaille de son acte de mariage, que j'avais tant galéré à trouver, m'a surpris, tellement je ne pensais pas que la généalogie pouvait provoquer tant d'excitation, de joie, même si je parlais déjà de généalogie comme d'une drogue, en plaisantant. Là c'était limite si ne sautais pas de joie en criant partout !

Pourtant, par la suite, j'aurai été amené à dépouiller des registres entier de nouveau, mais là c'était la première fois que j'avais eu à le faire, alors ça m'avait marqué.

Son acte de mariage me donnait donc son lieu de naissance, qui était effectivement en Normandie, à Beaumesnil, département de l'Eure, ses parents, ainsi qu'un nouveau poste dans l'armée, dans ce fameux corps Royal de la Marine, qui me posera quelques difficultés par la suite.

Mariage de Jean Baptiste QUEVILLY et Marie Magdelaine LANTELME,
Toulon, Paroisse Sainte-Marie, 16/04/1782.

Comme vous pourrez le constater, ce mariage n'a lieu que moins d'un mois avant le baptême où Jean Baptiste sera parrain, et pourtant les signatures sont très différentes... Étrange...


mardi 26 février 2013

Dossier d’officier de Jean Baptiste QUEVILLY : une veuve mendiante d’1m30 aux yeux gris


Je commence mon blog par un ancêtre qui commence à remonter… et qui m’a marqué particulièrement car il m’a posé beaucoup de difficultés, et finalement, jusqu’à présent, c’est celui sur lequel j’ai le plus d’infos en plus de l’état civil.
Je viendrai dans un autre post expliquer comment j’en suis arrivé à lui, puis aux autres branches également.
Ici je ne vais que mentionner le résultat de mes recherches d’hier au SHD de Vincennes.
 C’est donc avec impatience que j’attendais de consulter son dossier, sous la cote 3Ye7590 que tout officier a. Finalement le dossier ne le concerne pas tellement directement, mais concerne surtout les demandes faites par sa veuve Marie Magdeleine LANTELME, pour obtenir une pension, suite à la mort de son époux à la bataille d’Aboukir en 1798.
De ce que j’ai lu, ce sont des lettres de personnes appuyant la demande de la veuve, disant qu’elle y a droit, citant les lois lui donnant ces droits, mettant l’accent sur les 6 enfants qu’elle a à charge. D’ailleurs dans plusieurs lettres, seuls 5 enfants sont mentionnés, puis dans d’autres, six. J’avais déjà trouvé les 6 enfants du couple, et ils sont tous nés avant la mort de leur père. Il y est dit qu’elle “est plongée dans la plus profonde misère”, dans une autre lettre, qu’elle “est réduite à vendre des pommes sur le cours à Toulon pour leur procurer subsistance” et même dans un des derniers documents du dossier “réduite à la mendicité”.
Habitué uniquement à l’état civil jusqu’à il y a peu, je ne connaissais que l’excitation, de trouver un nouveau nom, un nouvel individu, etc, mais là pour la première fois, en plus de l’excitation bien évidemment, j’ai été assez ému de lire ces lignes concernant cette femme qui était mon ancêtre, en y ajoutant en plus quelques détails sur feu son mari, qui est “mort bravement dans le combat naval d’Aboukir et s’y est même distingué”.
Sinon, concernant les informations à proprement parler, je pensais avoir des détails physique sur mon ancêtre, comme on y a droit dans le contrôle des troupes, que j’ai pu consulter lors de ma première visite à Vincennes pour un autre ancêtre (j’y reviendrai). Mais concernant les détails physiques c’est finalement sur sa veuve que j’en ai eu, dans “L’extrait du Registre des délibérations de l’administration Municipale du Canton de Toulon”, même si c’est à prendre avec des pincettes vu la première information : ” Ladite Marie Magdelaine LANTELME taille d’un mètre 300 millimètres, cheveux et sourcils noirs, yeux gris nez petit bouche moyenne menton rond front couvert visage ovale”.
Même s’ils étaient plus petit à l’époque, 1m30 me parait vraiment louche !
La concernant toujours, dès le premier document, sa date de naissance est citée, puis dans un autre document, j’ai carrément droit à une retranscription de son acte de baptême,  qui provient de la paroisse de Saint-Louis à Toulon. Le soir j’ai regardé les dates qui correspondent, avec même un peu de marge avant et après, et même sur l’autre paroisse de Toulon, et je n’ai bizarrement rien trouvé… Frustration frustration. J’espère trouver une solution pour mettre la main sur cet acte où paraît normalement la signature de son père.
Concernant mon ancêtre, j’ai eu la confirmation de sa date de naissance, avec également une retranscription de son acte de baptême. Ceci m’a permis de valider celui que j’avais déjà trouvé dans les archives numérisées de l’Eure. J’avais laissé son acte de baptême de côté car je n’avais jusqu’alors pas de date précise de naissance, et il y avait pas mal de couples portant le même prénom, et des noms qui revenaient aussi assez souvent, donc je voulais éviter de me tromper et de partir sur une mauvaise branche.
Sinon j’ai eu les différents navires sur lequel a été mon ancêtre, dont L’Orient, à bord duquel il est mort à cette fameuse bataille d’Aboukir dans la nuit du premier août 1798. Il y a également Le Sagittaire qui a retenu mon attention dans le tableau de ses différentes campagnes, en direction de…l’Amérique, un voyage qui a duré trois ans de 1778 à 1780..
Ce tableau est sur une grande feuille appelée “État des Services”, sur laquelle je peux voir ce qui semble être tous les postes qu’il a occupé depuis le début de sa carrière, qui a donc apparemment commencé en 1768 comme recrue au “Dépôt Royal des Colonies de l’Isle de Ré”. Avec ces informations, si j’ai bien compris (car encore une fois je débute dans toutes les archives autres que l’état civil), je vais pouvoir chercher le rôle d’équipage pour chaque bateau où il est monté, ce qui devrai me donner le même type d’informations que le contrôle des troupes. J’ai d’ailleurs espoir de pouvoir consulter le contrôle des troupes pour  cet ancêtre, mais je ne sais toujours pas comment faire, car apparemment pour demander un document il faut forcément avoir le régiment auquel appartenait l’individu, et concernant les troupes de marine (ou corps royal de marine selon l’époque), dont faisait partie mon ancêtre , n’en ont pas toujours eu. Ce dossier m’a juste précisé qu’il était à la 6ème demi-brigade, lors de son décès en tout cas.
Malheureusement, les troupes de marine sont mal connues, d’ailleurs quand j’avais parlé de mon ancêtre “sergent au corps royal de marine” “chef de bataillon d’artillerie de marine”, le personnel des archives me disaient directement qu’il fallait voir aux archives de la marine, en me faisant tout de même la remarque que les postes cités ne correspondaient pas à des postes de marine, mais à l’armée de terre. Après quelques recherches de mon côté, j’ai fini par comprendre que ces fameuses troupes de marine ou corps royal de marine étaient bien de l’armée de terre. Mais même avec ça, j’ai cru que je ne trouverais rien concernant mon ancêtre, pourtant officier. On m’a fait consulter les registres concernant à l’époque et au nom, mais il n’y avait rien, et en fait juste à côté, j’ai mis la main sur un registre en un seul volume, concernant uniquement les officiers des troupes de marine. Je ne sais plus si c’est en cherchant dans les différentes notices disponibles en salle des inventaires ou par hasard, mais en tout cas ce n’est pas le personnel qui m’a permis de trouver ce registre, et donc cet ancêtre !
Voilà il ne me reste plus donc qu’a trouver une solution pour trouver le contrôle des troupes correspondant à cet ancêtre, et regarder de nouveau pour trouver l’acte de baptême de sa veuve !
Les différents bateaux sur lesquels mon ancêtre a navigué, dont le Sagittaire, à destination de l’Amérique…

Concernant cette visite, j’avais également deux autres côtes à consulter, GR2J4 et 2J496, pour essayer de trouver trace du jugement d’un ancêtre condamné à mort par “jugement de la commission révolutionnaire” le 15/04/1794, à Toulon, nommé François César RIQUIER. Je n’ai rien trouvé, mais j’ai regardé rapidement et il faudra que je vérifie la deuxième cote car il semblerait que le contenu était déclassé.